PARTIE II - CHAPITRE I LA COULEUR SUR UNE CHAINE GRAPHIQUE
KleoColor provides training in modern color management techniques and procedures. Training the user from the basics of color and its concepts to providing indepth knowledge on color management
Généralités
Pourquoi gérer les couleurs?
Un certain nombre de limites, tant physiques qu’économiques, freinent le bon déroulement de la gestion des couleurs. Les périphériques possèdent tous un espace chromatique qui leur est propre, et le système de gestion des couleurs (CMS pour Color Management System) a pour but de mettre en adéquation les diver-gences observées entre chacun d’entre eux, et ceci d’une façon mathématique. Il crée des profils pour chaque périphérique, et les associe dans le but de faire correspondre du mieux possible les divergences en terme de restitution colorimétrique.
Des limites s’observent tout d’abord à la saisie des données. Le vieillissement des sources lumineuses, la propreté des miroirs de réflexion dans le trajet lumineux, le capteur CCD et les phénomènes qui en résultent, ainsi que la qualité du convertisseur analogique/numérique (C.A.N.), sont quatre facteurs intervenant directement dans le bon fonctionnement de la gestion des couleurs d’un périphérique de capture.
Les limites observables au niveau du système de restitution (assimilé ici au moniteur), proviennent des divers éléments que sont le tube cathodique (et son vieillissement) et le type de carte graphique (type de LUT utilisée et type de convertisseur A.N.).
Les limites de la sortie sont liées au fait que l’espace de reproduction des couleurs CMJN est plus restreint que l’espace RVB (moniteur). Ceci est lié à la technologie même du système d’impression (imprimante jet d’encre, sublimation, imageur film, impression offset, etc.). Les qualités des encres utilisées et du papier interviennent aussi dans la maîtrise de la gestion des couleurs.
Actuellement, un système gérant la couleur fonc-tionne sur une architecture type, dont nous allons aborder les principales caractéristiques.


Ces deux notions sont différentes, mais sont cependant totalement dépendantes l’une de l’autre. La caractérisation, encore appelée profilage est une étape complémentaire de celle du calibrage, et s’applique pour chaque périphérique de la chaîne. La caractérisation met en relation la perception des couleurs par le périphéri-que avec un espace colorimétrique. Le calibrage (soit linéarisation, soit normalisation) est l’opération qui consiste à étalonner un périphérique selon les réglages de base fournis par le fabricant du matériel, ou selon les caractéristiques fixées par une norme précise (Le gamma du scanner, le point blanc, le point noir, la température de couleur, le gamma de l’écran, l’encrage de l’imprimante). Les deux processus sont les mêmes dans leur réalisation, ce qui engendre une certaine confusion dans l’esprit des opérateurs.
Le calibrage intervient dans le comportement du périphérique, lequel est changé pour obtenir des résultats proches de ceux définis par le constructeur (fonction-nemment dit optimisé).
La caractérisation intervient, quant à elle, à un niveau logiciel, sans changer le comportement du périphérique. Son rôle est de créer un profil pour chaque périphérique, qui pourra ensuite être utilisé par un logiciel de gestion de la couleur (CMS).


Le moniteur
Le calibrage
Le calibrage du moniteur est une phase préalable à celle de la caractérisation, et elle est essentielle puisque c’est le périphérique sur lequel l’opérateur fait ses premiers jugements. Calibrer un seul moniteur est moins fastidieux que d’en calibrer plusieurs de la même manière. Avec la solution Kléo de Qubyx, il est possible de calibrer plusieurs moniteurs. Le calibrage du moniteur réalisé de façon visuelle (ex : Adobe Gamma) est une méthode qui n’est pas envisageable dès qu’il y a plus d’un moniteur à calibrer (l’oeil est un bon comparateur, mais l’observa-tion diffère selon les individus (âge, sexe, etc.)). Il est donc déconseillé d’utiliser cette procédure. La méthode logicielle, à l’aide d’une sonde appelée colorimètre est considérée comme étant la plus fiable et la plus adaptée. L’emploi d’un appareil de mesure est censé

Le calibrage de l’écran doit comporter les réglages de la luminosité, du contraste, du gamma, et de la température de couleur du point blanc. La notion de gamma renseigne sur le rapport qui existe entre le signal électrique en entrée et la luminosité du moniteur. Cette valeur de gamma est différente suivant la plate-forme informatique utilisée (MacOs ou Windows). Il est fixé à 1,8 pour le Macintosch et à 2,2 pour le PC. La lumière ambiante doit, elle aussi, être parfaitement maîtrisée. Dans le cas contraire, la qualité du calibrage sera non optimale.
Fréquence de calibrage
Afin d’obtenir des couleurs constantes sur la chaîne, un calibrage régulier est fortement recommandé. Ainsi, il est conseillé d’effectuer un calibrage du moniteur toutes les deux semaines, après une heure de chauffe au moins de l’appareil. Kléo permet de définir cette période dans le champ Fréquence Calibrage de la fenêtre Préférences du menu Edition du logiciel. Ainsi, Kléo vous prévient automatiquement quand un calibrage du moniteur est à effectuer. Le frequence de calibrage depend de la qualité et stabilité du moniteur, et bien sur pas de l’utile de caibrage.
La caractérisation
La caractérisation d’un moniteur est effectuée de façon logicielle à l’aide d’une sonde (colorimètre). Celle-ci mesure une série de plages neutres et colorées et le logiciel compare ces données mesurées à celles de référence. Il établit alors une correction s’il cela est nécessaire, et réalise un profil écran qu’il faut stocké dans le dossier Profils Colorsync.

La caractérisation
L’emploi d’une charte IT8.7/1 et IT8.7/2 est indispensable. Il faut calibrer le système d’acquisition (scanner à plat, à tambour, appareil de prise de vue numérique, caméra vidéo numérique) en effectuant un calibrage en fonction du type de source lumineuse employé et en fonction de la emulsion. Dans le cas d’un appareil de prise de vue numérique, la source lumineuse (éclairage ambiant) est sans cesse changeante. Le calibrage d’un scanner s’apparente au réglage du gamma. Il est cependant rarement modifié de son réglage d’origine.
Des logiciels de création de profil scanner existent chez GretagMacBeth, Heidelberg, Colorblind. Nous pouvons citer comme exemple le logiciel Kleo 35mm de Qubyx qui permet de caractériser un scanner (en transmission et en réflexion), en réalisant un profil pour le périphérique. Il vous donne également des possibilités de réglage pour le rendering intent point blanc, point noir etc.
En principe, le logiciel servant à créer le profil, établit une comparaison entre les données RVB issues du processus de numérisation, et les valeurs LAB mesurées de la

Les chartes IT8
Crées au sein de l’American National Standard Institut (A.N.S.I.), via la collaboration d’entreprises exerçant dans les domaines des Arts-Graphiques et de la photographie, les chartes IT8 ont pour but le calibrage et la caractérisation des scanners. Les différents numériseurs du marché professionnel et amateur possèdent des répon-ses qui varient notablement selon les modèles et les marques. Ceci est en partie dû aux propriétés intrinsèques des scanners et des films, à savoir respectivement la sensibilité spectrale du système de saisie et la diversité des colorants présents dans les émulsions (sensibilités spectrales des films et densités spectrales des colorants). Les chartes doivent donc fournir la possibilité au scanner de s’adapter en fonction de n’importe quel type de colorants présents dans le film. Cependant, il est à noter que cette mire n’est utilisable que pour les films couleurs diapositives, et les documents opaques.
Certains founisseurs de chartes IT8 fabriquent les chartes IT8 sur différents types de film (Agfa, Kodak, Fuji), permettant ainsi de créer un profil ICC pour chaque type de film.
Il faut également faire la différence entre les chartes IT8 livrées avec un fichier de référence générique (obtenu à l’aide d’une moyenne de valeurs calculée sur

«IT8.7/1-1993 : Graphic Tecnology-Color Transmission target for input scanner calibration»
«IT8.7/2-1993 : Graphic Technology-Color reflection target for input scanner calibration»
«IT8.7/3-1993 : Graphic Technology-Input data for charac terization of 4-color process printing»
Il existe également d’autres chartes qui ont le même but: calibrer un périphérique d’entrée, par exemple la charte ColorChecker DC de la société Gretag MacBeth.


L’imprimante
Le calibrage
Le processus de calibrage est similaire à celui de la caractérisation, puisqu’il consiste à imprimer une charte couleur «test» et de la mesurer dans les deux cas de figure. Le calibrage d’une imprimante a pour but de contrôler la densité des encres et le taux d’engraissement et il garantit une qualité constante.
Ce calibrage est effectué, soit directement sur la machine à impression, soit dans le RIP. Il est nécessaire d’utiliser un outil de mesure comme un densitomètre, ou un spectrophotomètre, ainsi qu’une barre de contrôle, comme celle offerte par la FOGRA, le société Brunner ou le constructeur du RIP.
La caractérisation
La caractérisation des processus d’impression :
Contrairement à celle des scanners et des moniteurs, la caractérisation des processus d’impression est beaucoup plus complexe. Ceci est dû aux divers possibilités de coucher la couleur sur le papier. Pour simplifier, nous dirons que les processus d’impression dépendent des paramètres suivants :
- procédure d’impression
- papier utilisé
- couleur d’impression utilisée
- recouvrement de la couleur
Il est donc impossible de caractériser l’imprimante ou la presse en tant qu’appareil, mais en tenant compte de tous les paramètres du processus d’impression.
S’il y a utilisation de papiers différents, le processus d’impression devra être décrit pour chaque sorte de papier. Si l’imprimante permet le réglage du recouvrement de la couleur, ce paramètre doit être pris en compte lors

La FOGRA Bundesverband Druck e.V. (Union Fédérale des Industries Graphiques Alle-mandes, www.fogra.org) a developpé entre autre deux gammes de contrôle très utile pour la gestion de couleur. Il s’agit du «Medienkeil CMYK» et du «Medienkeil CIELAB».
La bande de contrôle CMYK est composée de deux rangées de plages de couleur, scindées en deux groupes. Le premier groupe porte les initiales A et B et le second groupe, les initiales K et G.
En plus de ces initiales, chacune des 34 plages de couleur du premier groupe est repérée par un numéro. Dans ce groupe, on trouve le trois couleurs primaires cyan, magenta et jaune (valeur tonale de 100, 70 et 40%) ainsi que les teintes mélangées bleu, rouge et vert (chaque teinte mélangée étant composée de 100, 70, et 40% des couleurs primaires, ce qui équivaut à une somme de valeurs tonales de 200, 140 et 80%). Dans les deux rangées, les plages 10 à 17 comprennent un témoin de blanc du papier ainsi que 15 autres teintes mélangées qui, à l’impression, jouent un rôle très important dans le rendu de l’espace des couleurs.
Le groupe de la gamme des gris contient les valeurs tonales des patchs de gris véritables. Le K dans la rangée supérieure désigne les plages composées uniquement de noir (gris véritable), ce qui signifie que la plage K03 correspond à une valeur tonale de 3% de la couleur noir. La rangée G comprend des plages composées des couleurs primaires Cyan, Magenta et Jaune (gris trichromique). Dans le cas idéal, une plage de la rangée G présenterait la même intensité et la même coloration que le gris véritable de la rangée K.
La FOGRA a effectué des mesures, sur différents types de papier . Ces mesures sont livrées sous forme de valeur CIE avec la gamme.
Imprimante RVB ou CMJN:
Comment déterminer le type d’imprimante utilisé pour la création des profils.
Les systèmes d’impression fontionnent en grande majorité avec des encres, des toner, des colorants ou des rubans de quatre couleurs: cyan, magenta, jaune et noir. Ceci ne définit en rien le «type» de l’imprimante.
En effet, même si le système d’impression utilise le CMJN, le logiciel de calcul et de gestion de l’impression peut travailler dans le mode RVB.
Pour la création des profils, il est essentiel de connaitre le type de votre imprimante, RVB ou CMJN.
Pour cela, imprimez le fichier «type d’imprimante.tif» qui de trouve sur le CD, sans

Puis, sur le résultat imprimé, regardez dans le rectangle noir.
Le Papier:
Les catégories de papier dans le processus d´impression
Le choix de la catégorie de papier est l’un des facteurs essentiel dans le processus d´impression. En pratique, il existe de nombreuses catégories de papier. On nomme par exemple papier couché tous les papiers de valeur supérieure à surface lisse destinés à la quadrichromie. Les papiers non couchés sont de qualité inférieure et sont utilisés dans les photocopieurs et imprimantes laser. Les papiers journaux sont nommés également papiers non couchés. Cependant leur qualité est encore bien distinte de celle des papiers pour photocopieurs etc… En com-plément de cette classification simple des sortes de papier, vient s´ajouter une classification plus technique reposant sur des mesures d´après les normes FOGRA/BVD.
Répertorier des papiers en différentes classes est un excercice d´autant plus important que les mêmes valeurs CMJN, imprimées sur des papiers différents, peuvent donner des couleurs très différentes. Afin d’éviter les pertes de qualité, les valeurs ou films CMJN - une fois créés - ne peuvent être utilisés que pour une même sorte de papier. Les scans prévus pour papier couché supérieur apparaissent sur papier non couché comme beaucoup trop sombres et se noient dans les foncés.
La répercussion de l’engraissement et de la densité maxi. d’encrage sur les différentes catégories de papier.
Le facteur de densité avec laquelle les couleurs sont imprimées, associé à celui de la qualité de papier sur lequel les couleurs sont imprimées est essentiel.
Sur papier couché, la couleur d´impression forme une couche autonome et atteint une saturation maximale. Le papier non couché et plus encore les papiers journaux absorbent la couleur d´impression. C’est pourquoi les couleurs fondamentales cyan, magenta, jaune et noir sont moins vives.
Pour la mesure de la densité des couleurs CMJN on utilise un densitomètre. Cet instrument mesure la réflection de la lumière d’une surface. Avant la mesure, l’instrument est calibré sur le blanc du papier. D=0 car la réflection = 100%. Les valeurs de densité sont calculées avec la formule suivante: D= -logR ou D=densité et R = réflection.
Un densitomètre ne peut pas vous indiquer si une certaine couleur imprimée correspond à une couleur Pantone par exemple. Un densitomètre est capable de mesurer une


Selon le papier, la couleur et les réglages sur la machine à impression, la densité maxi. se situe approximativement entre D 0,9 (jaune sur papier journal) et D 1,9 (noir sur papier couché supérieur).
L´augmentation de la couverture de surface pour chaque catégorie de papier
Outre la densité maxi., l´augmentation de la couverture de surface est la deuxième caractéristique la plus importante pour une catégorie de papier. L´augmentation de la couverture de surface indique à combien s´élève la couverture sur papier par rapport au film. Une trame de 40 % par exemple couvre 40 % d´une surface avec des points de trame et laisse 60 % libres. Lors d´une augmentation de la couverture de surface de 16 %, le ton de trame sur le papier occupe 56 % de cette surface et en laisse 44 % libres. Puisque plus de surface est couverte par la couleur, l’impression devient plus sombre. L´augmentation de la couverture de surface peut être décrite de divers manières. D´un point de vue international, l’augmentation de couverture est mesurée à une valeur de couverture de surface de 50 %.
Représentation graphique des augmentations de valeurs de ton pour papiers couchés par rapport à une courbe sans augmentation de valeurs de ton.
Pour résumer nous pouvons dire que la règle suivante prime: plus le papier est bon, meilleures les densités de tons sont et peuvent être imprimées et plus l´augmentation de couverture de surface est faible. Si l´on imprime la même couleur sur des papiers différents, il se passe la chose suivante:
le papier couché permet d´imprimer les couleurs les plus fortes car il peut être imprimé avec des densités de ton élevées. Sur papier non couché, les couleurs apparaissent plus molles puisque les valeurs de ton sont plus faibles. En même temps, l´image est plus pleine parce qu´à travers les densités de tons plus élevées, les zones moyennes et plus foncées du motif apparaissent plus foncées. Sur du papier journal, les couleurs sont plus molles. En même temps, les secteurs sombres du motif se noient véritablement en raison de la densité de tons très élevée.
Comme l´image numérique en CMJN peut être rendue différemment sur des papiers différents, l´étape prélimi-naire à l’impression essaie d´équilibrer du mieux possible ces écarts. C´est ainsi que l´intensité de ton future est déjà prise en considération lors de la numérisation et la séparation des couleurs adaptée aux différents papiers.Dans un système Color Management, seul le profil d´impression détermine tous les paramètres de la séparation.
Lors de la séparation,le rapport du noir aux autres trois couleurs cyan,magenta et jaune joue un rôle décisif. Le même ton de couleur Lab peut être rendu sur le même papier par des valeurs CMJN différentes.
Comme le cyan,le magenta et le jaune se mélangent en

Le procédé contre-offensif consiste en un rajout de noir dans les secteurs foncés et neutres du motif,afin d´atteindre une augmentation du contraste par un noir plus soutenu.Ce procédé est utilisé pour les papiers bien couchés qui absorbent à peine la couleur d´impression et permettent un meilleur rendu global des couleurs.
UCR GCR UCA





Quand commencer la substitution, et à quelle hauteur? Vous retrouverez les règles dans le GCR, UCR et UCA.
Le rendu global des couleurs est appelé également cou-verture maximale de surface.On ajoute alors la couverture surface de chaque couleur pour les secteurs les plus foncés du motif.Le ton le plus foncé dans une image CMJN destinée au papier journal dans une impression à rouleau Offset a par exemple une couverture surface de 230 %.Sur papier couché,il est possible de travailler avec une couverture surface de 370 %,lorsque les scans sont optimisés par un opérateur professionnel de manière à se rapprocher du plus possible du motif.Contrairement à l ´impression,il n´existe pas de directives officielles pour la standardisation de la reproduction.
Termes de base autour de la composition du noir
Par génération de noir, on qualifie la méthode qui calcule à partir d´images Lab, donc RVB la couche noire lors de la transformation en CMJN.
Noir court et noir long
La longueur de noir indique, dans quels secteurs de clarté d´un motif, le noir remplace, ou complète les couleurs cyan, magenta et jaune. Un noir court n´opère que dans les secteurs foncés d´un motif alors qu´un noir long se répend sur l´ensemble de l´axe de clarté.
Noir étroit et noir large
la largeur du noir décrit avec quelle intensité le noir remplace les couleurs cyan,magenta et jaune dans les secteurs saturés.Un noir étroit ne remplace les valeurs de couleurs CMJ que dans les secteurs neutres d´un motif par le noir.Un noir large agit aussi dans les couleurs saturées.A l´aide d´un noir large,il est possible d´atteindre une réduction maximale du rendu global du rendu des couleurs,par exemple pour l´impression journal.Il y a toutefois le risque que les couleurs virent au gris,ce qui peut être appraître négativement dans les tons proches de ceux de la peau.
En pratique, beaucoup de professionnels en reproduction préférent travailler avec un noir long et étroit. Cela pro-cure un certain nombre d´avantages dans la reproduction et l´impression:
Balance des gris assurée en impression
Même si les intensités de ton pour le cyan,le magenta et le jaune dans l´impression tirage varient légèrement,les tons neutres en impression sont plus sûrs avec un noir long vue qu´ils sont composés essentiellement à partir du noir.
Pas de virement au gris des tons chair
Grâce au noir étroit, on évite un virement au gris des tons chair.
Utilisation pour toutes les catégories de papiers
Comme la couverture de surface la plus élevée se situe dans les secteurs neutres et foncés d´un motif,un noir long et étroit peut être réalisé avec des couvertures de surface maximales différentes,pour le coordonner à toutes les catégories de papier.Pour les couvertures de surface très basses en dessous de 280 %,la largeur du noir peut être augmentée.
UCA et UCR
Le noir maximal
Ceci indique avec quelle intensité maxi. la surface du film noir est couverte. La génération du noir étant importante pour une représentation riche en contraste des motifs, le noir maximal devrait se situer en régle générale à approximativement 95 %.
UCA (Under Color Addition ou Addition de sous-cou-leurs)
Ce terme qualifie l´addition de cyan, magenta et jaune dans les secteurs neutres et foncés d´un motif. C´est ainsi que l´on atteint un noir plus saturé et plus riche en contraste.
UCR (Under Color Removal ou élimination de sous-couleurs)
La longueur du noir est calculée la plupart du temps automatiquement par les programmes. Lorsque la cou-verture de surface est réglée sur minimum, l´UCR ne remplace le cyan, magenta, jaune que dans les secteurs neutres par le noir. Si l´utilisateur met en place un UCR avec une couverture de surface de plus que 320 %, la plupart des programmes produisent automatiquement une addition de sous-couleurs dans les secteurs foncés du motif .
UCR et GCR
GCR (Grey Component Replacement)
GCR, terme également issu de la reproduction tradition-nelle, est, contrairement à l´UCR, un noir large et qui remplace des parties de cyan, magenta et de jaune dans les couleurs saturées par le noir. La plupart des programmes de séparation disposent d´un réglage global pour un GCR fort ou faible.Un GCR fort est un noir long et large. Avec un GCR fort et une couverture de surface faible, on obtient la plus forte réduction possible en quantité de couleurs pour l’impression. Cette combinaison est donc appréciée pour les papiers non couchés et en particulier les papiers journaux.Un GCR fort peut toutefois aussi amener un virement au gris des tons chair, lorsque l´imprimeur met plus de noir que ne le prévoit le programme de séparation. Un GCR faible est la plupart du temps un noir court relativement étroit.


La substitution des noirs commence plus tôt et est encore plus importante dans les tons sombres. Le but est d’avoir un taux d’engraissement faible, puisqu’on ne peut imprimer sur le papier journal en général qu’avec un maximum de 270, même moins.
Le taux d’encrage de quatre couleurs ensemble donne: Noir: 97 Cyan: 64 Magenta: 51 Jaune: 52 = 264.

Contrairement au UCR pur où les trois couleurs CMJ restent à un certain niveau ou descendent même dans les tons sombres, le UCA ajuste encore des couleurs CMJ dans les tons sombres. Il en résulte une image plus contrastée dans les tons sombres. A n’utiliser que sur des papiers couché, car le taux d’encrage est important.
Le taux d’encrage de quatre couleurs ensemble donne: Noir: 89 Cyan: 94 Magenta: 82 Jaune: 81 = 346

Il en résulte comme avantage une image avec des gris plus neutre et un taux d’encrage faible. A utiliser pour des papiers non couchés.
Le taux d’encrage de quatre couleurs ensemble donne: Noir: 83 Cyan: 72 Magenta: 52 Jaune: 74 = 281

Avantage: Gris neutre, mais pas de gris dans des tons chair. A utiliser sur du papier couché.
Le taux d’encrage de quatre couleurs ensemble donne: Noir: 83 Cyan: 79 Magenta: 70 Jaune: 70 = 302
Points de repère pour le choix de la génération du noir
Les conseils suivants sont des indices approximatifs permettant d´être du bon côté.En fonction des logiciels,du motif,de l´imprimerie et du papier etc…,des remanie-ments peuvent s´avérer judicieux.
Choisissez pour chaque catégorie de papier la couverture de surface maximale adéquate :
pour papiers couchés : environ 320 % - 360 %
pour papiers non couchés : environ 270 % - 300 %
pour papiers journaux : environ 220 % - 250 %
Travaillez,si possible,avec un noir long et étroit.Pour les papiers non couchés, et le papier journal,le noir devrait être un peu plus large que pour les papiers couchés.
Au cas où votre logiciel ne permet pas ces réglages,les termes se différencient en partie dans chaque programme.Pour chaque papier,vous pouvez travailler avec un noir maximal d´environ 95 %.
Choisissez pour chaque catégorie de papier la composition de noir adéquate :
pour papiers couchés : un GCR léger avec addition de sous-couleurs,à savoir un noir squelette
pour papiers non couchés : un GCR moyen sans addition de sous-couleurs ou UCR
pour papiers journaux : un GCR moyen à fort
Vous devriez auparavant faire des essais pour voir à partir de quel moment du GCR les tons chair virent au gris.
La Caractérisation
Avant de Caracteriser (creation de profil) votre imprimante, il faut le Calibrer.
Représentations graphiques d´impression dans les profils ICC lors d´une impression proof
Les représentations graphiques déterminent le rendu des cou-leurs des couleurs fondamentales d´un système d´impression dans une intensité allant de 0 à 100 %. Pour déterminer ces représentations graphiques,on imprime une bande test qui con-duit chaque couleur fondamentale sur le papier à petits pas entre 0 et 100 % de valeur de ton.La représentation graphique indique de quelle manière les valeurs de ton numériques se comportent vraiment sur le papier.Des variations sur ces cour-bes peuvent entre autre amener une oscillation de la balance des gris,comme c´est par exemple souvent le cas pour les imprimantes thermiques.
Grâce à ces courbes,les imprimantes proof,qui travaillent avec des matériaux d´impression différents,sont amenés à un stan-dard interne pour chaque matériau d´impression.Avec un instrument de mesure,les courbes d´impression du moment de l´imprimeur seront déterminées pour chaque matériau.Si ceux-ci divergent des valeurs indiquées,on calculera une courbe de correction à l´aide d´un logiciel de calibration ramenant ainsi les courbes au standard fixé.Les courbes peuvent être enregistrées avec la même technique de mesure nécessaire à la détermination d´un profil (photomètre spectral).Mais des instruments de mesure plus spécialisés sont toutefois meilleurs car ils procédent à ces mesures beaucoup plus vite (densitomètre).Les densitomètres spéciaux permettent le retrait de bandes de mesure complètes.Malheureusement,trés peu de logiciels exploitent la combinaison Rendering Intent et la courbe de correction pour ces courbes en vue de créer et gérer des profils ICC.Certains RIPs disposent même de connexions possibles pour un densitomètre ou un logiciel destinés à la correction des courbes.
Cette étape de caractérisation s’effectue via l’impres-sion d’une charte IT8.7/3 (charte sous forme d’un fichier numérique). Les mesures du tirage sont réalisées à l’aide d’un spectrophotomètre ou d’un colorimétre et comparées aux données numériques de l’original. Le logiciel éta-blit alors un profil imprimante servant de référence au périphérique caractérisé. Cette caractérisation doit être effectuée assez régulièrement et sur chaque émulsion papier différente utilisée en production, et à chaque changement d’encre.
Une alternative peut être utlisée à ce principe générique de caractérisation d’imprimante. Qubyx propose, en effet, d’utiliser le scanner, dont le calibrage et la caractérisation ont déjà été effectués, en tant qu’appareil de mesure. Il faut tout d’abord s’assurer d’avoir un bon profil de scanner réalisé par KléoScanPro, et qu’il soit bien stocké dans le dossier Profils Colorsync. Cette fonction de caractérisation d’imprimante est disponible avec KleoPrint et KleoPrint Pro. Ainsi il est possible de créer des profils scanners et imprimantes en même temps.
Possibilités et matériels actuels
Il existe sur le marché une quantité non négligea-ble d’outils capable de gérer la couleur sur la chaîne graphique.
Les matériels de mesure tels que les densitomètres, colorimètres, spectrocolorimètres et spectrophotomètres, sont fabriqués par quelques sociétés (X-Rite, Minolta, Techkon, GretagMacBeth, Datacolor ou Qubyx).
Les logiciels de création de profils pour périphériques sont plus nombreux et chacun veut actuellement posséder un système dédié au Color Management. Des prestataires tels que ColorBlind, ColorSavey, ColorSolutions, Mona-coColor, Creoscitex, Heidelberger Druckmaschinen AG, Agfa, CandelaColor, Horses, Eastman Kodak, Barco, Aurelon, I-Proof etc., utilisent des outils personalisés pour la gestion des couleurs.
La société Qubyx propose comme solution au Color Management, les produits suivants :
Qubyx Kléo, Kleo Basic, colorimètres et logiciel pour la calibration et la caractérisation des moniteurs
Qubyx KléoPro, Logiciel Qubyx pour la calibration des Moniteurs CRT et LCD et Spectrophotometre Gretagh-MacBeth Eye-One Monitor
Qubyx KleoPrint, logiciel pour la caractérisation du scanner et de l’imprimante, utilisable sans appareil de mesure (emploi du scanner comme système de mesure)
Qubyx KleoPrintPro, logiciel pour la caractérisation du scanner et de l’imprimante, avec le choix en ce qui concerne les appareils de mesure. Il existe deux types de spectrophotomètres (détaillés ci-dessous)
Qubyx Xenon, spectrophotomètre possédant un intervalle de mesure égal à 5nm
Qubyx Spectro Table, spectrophotomètre XY pour mesure de chartes opaques et transparentes, possédant un intervalle de mesure de 3 nm.
Qubyx KléoKamera, logiciel et chart pour la calibration de appareil de prise de vu.
Qubyx Kléo35mm, logiciel et chart pour la calibration des scanner de film.

Comment travailler avec des profils? Travailler en CMJN, RVB, ou LAB?
Travailler à l’aide de données Lab
Avantages :
Toutes les parties constituantes d’un document sont traitées dans un espace couleur Lab. Après l’achèvement du docu-ment, l’utilisateur le convertit pour un média d’édition de son choix par le biais d’un profil d’édition adéquat. L’espace cou-leur Lab offre la plus grande étendue de couleurs. Lorsque des documents numériques sont convertis dans un espace couleur avec une étendue de couleurs restreinte, la moindre perte apparaît. Contrairement au mode de fonctionnement CMJN, les données Lab peuvent être aujourd’hui converties automatiquement sur chaque standard d’impression Offset désiré.
Travailler à l’aide de données RVB
Ce mode de fonctionnement ressemble sensiblement à celui des données Lab. Au lieu de maintenir toutes les données directement dans l’espace couleur Lab, on travaille dans un espace de travail couleur uniforme. Il est ainsi possible d’échanger des données RVB entre différents postes de tra-vail, tant que l’on a l’assurance que tous les postes de travail fonctionnent avec le même espace couleur RVB. En pratique toutefois, et ce en fonction de la tâche, on travaille actuelle-ment à partir de standards RVB différents. C’est pourquoi il importe de se mettre d’accord avant un projet de travail commun sur les données RVB dans un espace couleur RVB commun.
Comme de nombreux programmes d’application pouvaient fonctionner avec des données RVB avant l’apparition de Color Managment, l’exploitation d’un espace couleur RVB est beau-coup plus développée pour l’impression que ne pourrait l’être celle d’un espace couleur Lab. Grâce à la standardisation de l’espace de travail couleur RVB, un travail numérique en RVB beaucoup plus fiable est possible, y compris les catalogues de nuanciers.
Travailler à l´aide de profils insérés
L´insertion de profils insérés dans les fichiers permet l´échange de données entre les utilisateurs qui travaillent avec des processus de fabrication différents.Le profil inséré dans le fichier permet de transformer les couleurs RVB ou CMJN spécifiques aux médias d´un fichier dans l´espace couleur Lab.Tout comme les fichiers Lab, il est possible de transformer les fichiers RVB ou CMJN dans les espaces de travail couleurs correspondants.
Lors de l´exportation de fichiers,le profil de l´espace de travail couleur est d´habitude inséré.Alternativement,le fichier peut être aussi converti dans l´espace de travail couleur de l´étape suivante et le profil correspondant être inséré.
Lors de l´importation d´un fichier avec profil inséré,il est d´abord contrôlé si ce profil est identique à l´espace de travail couleur en cours :Dans ce cas, le fichier est directement repris.Si le profil inséré et l´espace de travail couleur en cours sont différents, les données à importer sont modifiées en Lab par le profil inséré puis transformées par le profil pour l´espace de travail couleur en cours.Au moment où nous imprimons (Hiver 2001),tous les programmes d´utilisation ne fonctionnent toutefois pas avec les profils insérés.